La joute (d'après le concept Piramida)
Avec Stéphan Bureau

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Les joueurs pathologiques et Loto-Québec

Contexte :

Les joueurs pathologiques avaient parié gros… Loto-Québec et le gouvernement du Québec ont accepté une entente hors cour afin de rembourser les frais de thérapie des malades du jeu.

L’offre de billets de loterie, jeux de casino ou autres loteries vidéo est abondante. Et rapporte gros. La modération et la responsabilité individuelle entrent alors en jeu.

L’État doit-il payer pour aider les joueurs pathologiques?

Date de l'émission :

15 janvier 2010

Condensé de recherche :

LES FAITS

• Après huit ans de procédure et 125 jours de procès, une entente hors cour entre les joueurs compulsifs, Loto-Québec et le gouvernement, relance le débat de la dépendance au jeu et de la responsabilité de chacun. L’entente a été rendue publique le 16 janvier dernier.

• Les joueurs inscrits au recours collectif toucheraient une indemnisation d’environ 50 millions de dollars.

• Avant que l’entente ne survienne, le 15 décembre 2009, l’avocat des joueurs pathologiques Jean-Paul Michaud voulait prouver que les appareils créaient une dépendance. À l’inverse, Loto-Québec voulait démontrer que ce n’était pas les appareils qui créaient cette pathologie.

• Dans cette entente, l’État ne reconnaît aucune faute et les joueurs admettent que les appareils de loterie vidéo (ALV) ne «causent» pas le jeu pathologique.

• Toujours selon l’entente, l’État accepte de rembourser aux joueurs, qui n’étaient pas déjà couverts par l’assurance-maladie avant 2002, les frais de thérapie.

DU POUR, DU CONTRE

OUI
- Le jeu est une maladie. La pathologie a été reconnue par l’Association des psychiatres américains. Il est donc justifié que l’État, et par conséquent les citoyens, paie pour les thérapies des joueurs.

- On s’est donné un système de santé pour soigner les gens. Alors, il faut soigner tout le monde sans discrimination.

NON
- Les joueurs pathologiques sont responsables de leur propre malheur. Personne ne les force à jouer aux appareils de loterie vidéo.

- L’État n’a pas à agir en bon père de famille.

SAVIEZ-VOUS QUE?

• Le Canada essuie une facture annuelle de 12,5 milliards de dollars pour ses 600 000 accros de la roulette, de la loterie ou des appareils de loterie vidéo.

• 26,8 % des joueurs pathologiques ont tenté de se suicider.

• 37 % des joueurs pathologiques volent jusqu'à 5000 $ par année à leur employeur.

• 14 % d'entre eux s'absentent du travail des journées entières dans le but de s'adonner à des jeux de hasard.

• 36 % perdent leur emploi en raison de problèmes associés au jeu.

• 83 % des joueurs compulsifs empruntent de l'argent auprès d'amis, de parents et d'établissements bancaires pour rembourser leurs dettes de jeu.