La joute (d'après le concept Piramida)
Avec Stéphan Bureau

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Vélo d’hiver

Contexte :

Les adeptes du vélo d’hiver sont de plus en plus nombreux. Ces as du slalom ne roulent pourtant pas dans les blanches campagnes, mais plutôt dans les villes congestionnées par les bancs de neige.

La Ville de Montréal, qui peine à déblayer les rues et les trottoirs, dégage maintenant les pistes cyclables. Les cowboys sur deux roues rentabilisent alors un peu ces routes alternatives et non polluantes construites à grands frais.

Faut-il pédaler l’hiver?

Date de l'émission :

15 janvier 2010

Condensé de recherche :

LES FAITS

• Depuis 2008, la ville de Montréal entreprend, après chaque tempête de neige, le déneigement de 30 km de pistes cyclables.

• Résultat : les intrépides sont de plus en plus nombreux à enfourcher leur vélo malgré le froid, le grésil et la neige, ce qui n’est pas sans faire pester les automobilistes qui sont nombreux à penser que le vélo d’hiver est un sport dangereux.

• La ville de Montréal est la seule ville au Québec qui facilite la pratique du vélo toute l’année.

DU POUR, DU CONTRE

POUR
- Nous priorisons toujours l’automobiliste, il est grand temps de changer les mentalités.

- Au Danemark et en Suède, les cyclistes roulent toute l’année. Alors pourquoi serait-il ridicule de le faire ici au Québec? À Copenhague, les pistes cyclables du centre-ville doivent être déneigées avant 7 h le matin afin qu'elles soient opérationnelles pour l'heure de pointe.

- Pédaler est écologique et cela permet de se maintenir en forme et en bonne santé.

- Non seulement nous devons prioriser le déneigement des pistes cyclables à Montréal, mais il faudrait aussi le faire à Québec, Sherbrooke et dans toutes les grandes villes, même à Val d’Or!

- Se déplacer en vélo l’hiver n’est pas un caprice, c’est une nécessité, une économie importante de temps et d’argent.

CONTRE
- La largeur réduite des rues en hiver rend le partage de la chaussée périlleux, voire impossible.

- L’hiver, les automobilistes ne s’attendent pas à voir passer des cyclistes. Ils ne se méfient pas assez de tous ces délinquants de la route qui sont incapables de freiner à cause de la « gadoue » et de la glace.

- Le vélo d’hiver n’est pas un sport aussi écologique qu’il n’y paraît. Il faut déverser des tonnes de sel sur les pistes pour répondre aux caprices de quelques « rêveurs » du Plateau qui souhaitent pédaler 12 mois par année!

- Pendant qu’on priorise le déneigement des pistes cyclables, on ne favorise pas le développement du transport en commun en ajoutant, par exemple, des autobus.

- Au lieu de déneiger, pourquoi ne pas privilégier le ski de fond et la raquette dans les pistes l’hiver!

SAVIEZ-VOUS QUE

• La ville de Montréal compte doubler le nombre de kilomètres cyclables d’ici 5 ans.

• Le réseau se compose de 400 km de pistes.

• Actuellement, 30 km seulement sont déneigés.

• L’organisme Vélo-Québec souhaite faire passer le nombre de km à 70 d’ici 5 ou 7 ans.

• Il y a 3,6 millions de cyclistes au Québec. De ce nombre, 270 000 personnes affirment faire du vélo au moins à une occasion entre les mois de décembre et mars, alors que 70 000 personnes bravent l'hiver et font du vélo 12 mois par année. (Vélo-Québec)