La joute (d'après le concept Piramida)
Avec Stéphan Bureau

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La culture de la violence au hockey

Contexte :

La violence au hockey s’est encore méritée la première étoile de l’actualité sportive cette semaine. Un jeune joueur a sauvagement attaqué un adversaire en lui assénant un coup de coude au visage.

Autant dans les rangs juniors que professionnels, la culture de la violence défigure notre sport national. Pour certains entraineurs, joueurs ou même parents, la brutalité semble être un mal nécessaire.

Peut-on changer cette culture des gros bras au hockey?

Date de l'émission :

22 janvier 2010

Condensé de recherche :

LES FAITS

• Au Québec et en Ontario, deux incidents violents ont encore eu lieu sur la glace du hockey junior depuis une semaine.

• Mais celui qui a retenu l’attention de tous, médias, citoyens et même le Premier ministre du Québec, fut en définitive l’incident survenu le 17 janvier dernier, à Rouyn-Noranda.

• Mikaël Tam, un joueur des Remparts de Québec, s’est écroulé sur la glace après avoir reçu un coup de coude au visage de la part de Patrice Cormier, des Huskies de Rouyn-Noranda.

• Des images sur YouTube témoignent de cette mise en échec foudroyante.

• Force est de constater que d’incident en incident, le même cirque recommence et rien ne change.

• Suspendu indéfiniment, depuis le 18 janvier, par la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) pour son geste délibéré, Patrice Cormier connaîtra sa sentence le 25 janvier prochain.

DU POUR, DU CONTRE

OUI
- La LNH devrait mettre ses culottes et suivre l’exemple de la Ligue de l’Ontario, où les coups à la tête sont totalement interdits.

- Le gouvernement devrait empêcher les coups à la tête pour freiner les coûts de santé liés aux commotions cérébrales.

NON
- Il est très difficile de changer cette culture quand on sait que les jeunes sont encouragés, dès le jeune âge, par les parents ou les entraîneurs même, à devenir des espèces de « Robocop » sur deux lames.

- Les batailles et les mises en échec, qu’elles soient légales ou non, font parties du hockey. Qu’on le veuille ou non, les mises en échec rendent le spectacle intéressant.

SAVIEZ-VOUS QUE?

• La bataille initiée par Jonathan Roy, en 2008, avait suscité de fortes réactions auprès des autorités politiques provinciales. La ministre Courchesne était même allée jusqu’à faire une série de recommandations à la LHJMQ. Ces recommandations n’avaient pas été suivies à la lettre puisque les bagarres sont toujours permises dans le hockey junior majeur, pourtant les pénalités sont beaucoup plus sévères et la violence gratuite est gravement sanctionnée.

• Dans la LNH, il n’y pas de disposition qui interdit les coups à la tête contrairement à la Ligue junior de l’Ontario qui les a totalement interdits.

• La NFL a déjà changé des règlements pour limiter les blessures des quarts-arrière et des receveurs de passe.

• Hockey Canada a approuvé en 2009 des règles accentuées qui incluent des normes sévères sur les mises en échec à la tête. Hockey Canada recommande que les coups à la tête soient sanctionnés soit sous forme de punition mineure et d’une punition d’inconduite ou d’une punition majeure et d’une punition d’extrême inconduite pour mise en échec. Pour Hockey Canada, « qu’il s’agisse d’un coup de coude, d’un bâton élevé, de rudesse ou d’un double-échec, les coups à la tête sont un geste violent intentionnel et ils doivent faire l’objet d’une tolérance zéro de la part de l’officiel en tout temps ».