La joute (d'après le concept Piramida)
Avec Stéphan Bureau

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Peut-on parler sans sacrer?

Contexte :

L’État de Californie veut instaurer une semaine sans jurons. Les citoyens seraient alors poliment encouragés à ne pas utiliser de gros mots.

Au Québec, ce serait un « crisse » de gros défi! Les conversations les plus légères ou sérieuses prouvent que les Québécois sont encore très attachés aux saints objets de l’Église.

Les Québécois pourraient-ils tenir 7 jours sans sacrer?

Date de l'émission :

5 mars 2010

Condensé de recherche :

DU POUR, DU CONTRE

NON
- Les jurons colorent notre langue, ils l’enrichissent, ils font partie de notre spécificité.

- Ils sont utilisés pour donner plus de poids ou de force aux propos et ils garantissent la sincérité de ce que l’on dit. Ce sont des mots formidables qui permettent d’exprimer les émotions.

- Ils expriment toute notre créativité. Nous avons inventé des dérivés intéressants des jurons de base; « baptême » devient « batêche », « crisse » se transforme en « criffe », « maudit » en « mautadine »…

- Les sacres québécois ont même été transformés en verbes et adverbes; câlisser, déviarger, mauditement…

OUI
- Les jurons sont l’expression même de la vulgarité.

- Ils sont une preuve flagrante de notre manque de vocabulaire. Quand on dit « Crisse de câlisse de tabarnak », cela exprime bien l’intensité de la colère, mais il y a d’autres façons de le dire. Par exemple, au lieu de dire c’est « câlissement » bon, on pourrait tout simplement dire « c’est savoureux »!

- Si le fait de sacrer n’est plus un péché, il n’en demeure pas moins que ce n’est pas très élégant, surtout dans la bouche des enfants.

- Le sacre est le comble de l’impolitesse.

SAVIEZ-VOUS QUE?

• Les jurons au Québec sont appelés des sacres. Ils font partie intégrante du vocabulaire français québécois.

• Ils sont un véritable témoignage de l’héritage religieux du Québec.

• La plupart du temps, les sacres sont utilisés comme interjections pour souligner l'intensité d'une émotion, généralement la colère ou la stupéfaction. Certains les utilisent également pour faire état d'une grande diversité d'émotions comme la peur, l'envie ou même la reconnaissance.

• Prononcer un juron avait autrefois la valeur symbolique de déclarer son apostasie en rejetant l'Église. Toutefois, il s'est répandu dans toutes les couches de la population, même les classes plus instruites et parfois même dans le clergé. (source Wikipédia)