La joute (d'après le concept Piramida)
Avec Stéphan Bureau

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La culture francophone en péril?

Contexte :

L’impérialisme culturel anglo-saxon règne en maître partout dans le monde. Lors du dernier Gala des Victoires de la musique en France, la chanson anglaise était bien en évidence et à l’honneur.

Au Québec, la jeune génération est aussi avide de la culture de l’Oncle Sam. Émissions de télé, chansons ou cinéma d’ici sont rarement les premiers choix des jeunes consommateurs culturels.

Faut-il s’en inquiéter?

Date de l'émission :

19 mars 2010

Condensé de recherche :

LES FAITS

• Un récent sondage effectué auprès des jeunes québécois de 16 à 18 ans révèle que la majorité d’entre eux (54 %) regardent des films américains, écoutent de la musique en anglais (64 %) et choisissent rarement des émissions québécoises (3 émissions sur 15). (Source : La Presse)

• Au dernier gala des Victoires, 45 % des prestations offertes se sont faites en anglais et plusieurs sélectionnés francophones offraient des titres en anglais.

IL FAUT S'EN INQUIÉTER
- Il est possible de s’exporter en misant sur ses atouts francophones, sur sa différence et son authenticité. Pas la peine de se pervertir à l’anglais.

- La planète francophone doit être mieux soudée qu’elle ne l’est aujourd’hui pour contrer le rouleau compresseur anglo-américain.

- En France, comme au Québec, il y a des quotas de chansons en français dans les médias. Par contre, ces quotas ne s’appliquent pas à la Toile.

- Les jeunes veulent faire sauter les frontières plus que protéger leurs racines; en découle un laxisme identitaire.

INUTILE DE S'INQUIÉTER
- De plus en plus d’artistes francophones chantent en anglais parce que la langue de Shakespeare leur permet de conquérir le monde, de miser sur un marché planétaire bref, de traverser les frontières.

- L’anglais c’est un matériau de travail. Il n’y a pas de mal à choisir un médium qui nous sied bien.

- C’est un vieux débat que celui de la disparition potentielle du français. On s’inquiète à tort. L’histoire nous montre que les courants musicaux n’ont pas raison de nos convictions culturelles.

- Nous avons plusieurs ambassadeurs de la culture francophone. Que d’autres s’expriment uniquement en anglais, n’enlève rien à nos valeurs culturelles.

ILS ONT DIT

« Je ne comprends pas nos chanteurs francophones qui abdiquent leur langue et se mettent à chanter en anglais. Ce courant me met mal à l'aise. Je préfère ceux qui restent connectés à leur identité, tout en assimilant des influences de partout. Le véritable engagement, ici et maintenant, c'est de continuer de chanter en français! »
Michel Rivard, auteur-compositeur-interprète.

« Faire de la musique, c'est de l'art, et je crois profondément que j'ai le droit de choisir mon matériau, comme un sculpteur choisit plutôt le bois que le marbre. Moi, j'ai choisi l'anglais. »
Pascale Picard, auteure-compositrice-interprète.