La joute (d'après le concept Piramida)
Avec Stéphan Bureau

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Les maires et leurs villes

Contexte :

Le spécialiste de l’image Clotaire Rapaille ne pourra pas redéfinir notre Vieille Capitale. Le maire Labeaume a mis fin à cette thérapie collective.

Du maire Drapeau au maire Tremblay en passant par Giuliani à New York, tous les rois des villes veulent laisser leurs empreintes.

La personnalité d’un maire révèle-t-elle la personnalité de sa ville?

Date de l'émission :

2 avril 2010

Condensé de recherche :

DU POUR, DU CONTRE

OUI
- Yves Dupré, associé chez Octane Stratégie: « Drapeau est sûrement le meilleur exemple d’un maire dynamique. Il a mis Montréal sur la carte, ça a fait de Montréal ce qu’elle est. Quand on a une métropole comme Montréal, le maire peut certainement être une locomotive. Ce sont les outils de la ville qui importent d’abord mais le porte-parole de la ville aide considérablement à donner une image positive d’une ville.»

- Benoît Duguay, professeur à l’école des sciences de la gestion de l’UQAM est du même avis : « L’image d’une ville est fonction de la gouvernance urbaine. Les décisions que les maires prennent ont un impact sur l’image qu’on a de la ville. Si le maire est dynamique, on aura une ville qui représente le dynamisme. On se souvient du maire Drapeau qui avait organisé l’Expo 67, les Jeux olympiques. C’était un créateur et il a imprégné son dynamisme sur la ville. »

NON
- Selon Louis Aucoin, associé chez Octane Stratégie, si la personnalité du maire a une influence dans les actions qu’il entreprend pour sa ville, ça ne se répercute pas nécessairement sur l’image qui est projetée de la ville : « Le maire imprègne sa marque dans le développement mais pas dans l’image.»

- Pour Bernard Motulsky, titulaire de la Chaire en relations publiques et communication marketing, ce n’est pas vrai que la personnalité du maire d’une ville a un impact sur l’image de la ville auprès des touristes et des gens d’affaires : « C’est bien plus l’organisation d’un festival ou d’un Grand Prix qui aura un impact sur l’image de la ville. » Pour lui, ce qui aura un réel impact sur l’image qu’on a de la ville, c’est la publicité qui est faite auprès des publics externes.

SAVIEZ-VOUS QUE?

• Une enquête du Soleil a révélé de nombreuses inexactitudes dans le cv de celui qui s’était présenté comme « le psychanalyste des marques » : la nature de son doctorat, l’importance d’un livre « référence » pratiquement introuvable, travail « limité » auprès d’autistes.

• Clotaire Rapaille a même reconnu en entrevue ne pas avoir travaillé pour le gouvernement français dans les années 70, comme il le mentionne dans sa liste de clients.

• Alors qu’il affirmait avoir travaillé pour des villes, il a avoué ne jamais avoir refait l’image d’une cité.

ILS ONT DIT

« Vous voudriez qu’on s’effondre, qu’on saigne et qu’on pleure. On ne fera pas ça, madame. On est en affaires, on est des gestionnaires. Cela n’a pas marché et c’est tout. »
Régis Labeaume suite à la résiliation du contrat de Clotaire Rapaille

« Finalement, Québec est une ville de sados-masos, dirigée par un maire frustré et amusé par des animateurs de radio poubelle ! Voilà le code ! »
Clotaire Rapaille sur Tweeter