La joute (d'après le concept Piramida)
Avec Stéphan Bureau

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Les difficultés des garçons à l’école

Contexte :

Au Québec, comme ailleurs en Occident, les garçons portent les bonnets d’âne à l’école. Des nouvelles études confirment que les gars performent moins bien que les filles.

L’école ne serait pas adaptée pour nos p’tits gars. Plusieurs se questionnent sur les modes d’apprentissage, l’environnement scolaire, l’encadrement pédagogique ou l’attitude propre aux étudiants masculins.

Les difficultés des garçons : à qui la faute?

Date de l'émission :

2 avril 2010

Condensé de recherche :

DU POUR, DU CONTRE

UN PROBLÈME RÉEL
- De façon générale, les garçons sont moins portés vers l’effort parce que mois sensibles à l’opinion d’autrui.

- Nous vivons dans un monde axé sur la parole. Or, chez les filles, l’hémisphère gauche du cerveau, responsable du langage, se développe plus rapidement que chez les garçons.

- Les garçons n’ont pas de modèles masculins, les enseignants étant pour la plupart des enseignantes.

- On a encore une mentalité très sexuée à la maison comme à l’école qui fait que les stéréotypes persistent. Les gars veulent être des gars ! Et cela passe par la turbulence plus que par la discipline.

UN "FAUX" PROBLÈME
- L’école rose est un leurre et la « masculinisation » du corps professoral une lubie. Le goût de la réussite et de l’effort n’est pas la chasse gardée des femmes pas plus que ne l’est la compétition pour les hommes.

- Les garçons ne doivent pas être traités comme des cas d’exception. Il faut veiller à la réussite du plus grand nombre.

- Les écarts de réussite entre garçons et filles ne persistent pas sur le marché du travail. Alors pourquoi s’inquiéter?

- Les jeunes, garçons ou filles, doivent apprendre à faire des efforts. Inutile de trouver des solutions ciblées au moindre problème.

ILS ONT DIT

« On sait aussi que le décrochage, qui est surtout le fait des garçons, prend une partie de sa source dans le fait que l'école est, globalement, une institution faite pour les filles - une institution où non seulement le personnel est démesurément féminin, mais où les valeurs traditionnelles masculines (courage physique, bravoure, sens des responsabilités, compétition, stoïcisme et pudeur face aux épreuves) ont été systématiquement dénigrées, et les comportements traditionnels masculins, impitoyablement réprimés, comme si la brusquerie et les bousculades identifiaient un criminel en puissance. Même les sujets de lecture, souvent axés sur les histoires sentimentales, ont de quoi rebuter les garçons. »
Lysiane Gagnon, La Presse

«Comme ça, si les garçons haïssent l'école, c'est parce qu'ils ont eu des éducatrices au lieu d'éducateurs à la garderie, des institutrices au lieu d'instituteurs à l'élémentaire, et que leur prof de français au secondaire est une femme et que Madame Bovary non plus n'est pas un grand modèle masculin. Mais dites-moi, ne sont-ils pas également nuls en maths? Laissez-moi deviner? Père manquant: équation à un inconnu jamais résolue? Ah! ah! je le savais. »
Pierre Foglia, La Presse